Alors que l’innovation est souvent considérée comme une sorte de totem d’immunité pour traverser les soubresauts économiques, de nombreuses jeunes entreprises technologiquement innovantes (JETI) finissent en liquidation. La raison ? Ils n’ont pas eu suffisamment de temps pour passer le point mort. Si la réussite d’une JETI s’apparente à une course de fond, elle doit, pour réussir durablement, concrétiser au plus tôt des ventes.
Réaliser au plus vite l’adéquation du couple produit marché favorise la survie à long terme (une décennie) et à très long terme (deux décennies). Pour cela, les ressources proposées par le marketing sont précieuses. Malheureusement, elles sont trop souvent insuffisamment exploitées par les dirigeants des JETI, comme nous l’avons montré dans une recherche récente.
Au préalable, précisons ce que nous entendons par « jeune entreprise innovante ». Cette expression renvoie à un dispositif légal, le statut juridique et dispositif fiscal de jeune entreprise innovante (JEI). Élaboré en France en 2004 pour favoriser la création et le développement de PME centrées sur la Recherche et Développement (R&D), elles peuvent porter différents noms accessibles sur critères restrictifs (re) définis selon la loi de finances en vigueur.
En entrepreneuriat, d’autres termes sont utilisés pour définir ces structures particulières, allant au-delà de l’aspect fiscal. Tandis que les JEI statutaires représentent plus de 4 000 unités, les JETI peuvent englober d’autres organisations.
Il s’agit donc d’une jeune (J) (âgée de moins de onze ans, créée ex nihilo et à fort potentiel de croissance) entreprise (E) (indépendante, de taille réduite – TPE/PME, financée par des capitaux externes et des investisseurs spécialisés) technologique (T) (niveau conséquent de R&D, liens étroits…
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Auteur: Stéphanie Petzold, Professeur de Marketing, Kedge Business School

