Il est rare qu’une journée passe sans que l’on entende parler de la fragilité de nos écosystèmes naturels et des répercussions que l’activité économique linéaire a sur eux.
Cet état de fait n’est pas récent – il perdure au moins depuis que le club de Rome nous a mis en garde, dès 1972, qu’une croissance économique infinie et un développement démographique rapide sont incompatibles avec la vie sur Terre.
La situation actuelle est, sans équivoque, alarmante. Malgré de nombreuses conférences historiques et d’innombrables promesses visant à rendre l’activité économique plus compatible avec les capacités de notre planète, les progrès environnementaux des trois dernières décennies ne permettent pas de pallier les défis posés par le dérèglement climatique.
Alors que l’action climatique s’est surtout concentrée sur les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, nous commençons enfin à prendre conscience de l’impact des activités humaines et industrielles sur la perte de biodiversité.
L’érosion de la biodiversité exacerbe le changement climatique en inhibant la capacité de la Terre à se protéger et à se régénérer. Les services que nous rend la biodiversité sont innombrables. La nature n’a pas besoin de nous, mais nous avons besoin d’elle.
Nous croyons qu’un changement de paradigme est possible et qu’une partie de ce changement impliquera l’intégration d’une véritable approche de la durabilité dans les organisations. Mais pour que cette approche fonctionne, il faut qu’elle soit à la fois vraie et authentique.
Un rapport historique
Allen White, cofondateur de la Global Reporting Initiative, a décrit le rapport Authentic Sustainability Assessment des Nations unies comme un véritable « moment Brundtland », en référence au rapport historique de 1987 sur le développement durable.
White soutient que les historiens se souviendront de cette publication…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Sofiane Baba, Professeur agrégé en management stratégique, Université de Sherbrooke

