Les États-Unis ont saisi un deuxième pétrolier au large du Venezuela, une nouvelle étape dans la mise en place d’un blocus naval de ce pays. Les gardes-côtes et forces spéciales américaines ont pris le contrôle du Centuries, un navire battant pavillon panaméen et chargé de 1,8 million de barils de brut vénézuélien destinés à la Chine.
« Les États-Unis continueront de traquer le flux illégal de pétrole sous sanctions qui sert à financer le narcoterrorisme dans la région », a affirmé la secrétaire à la sécurité intérieure des États-Unis, Kristi Noem, annonçant cette opération survenue à l’aube du 20 décembre. À l’appui de ses dires, elle a diffusé une vidéo de près de huit minutes avec des prises de vues aériennes montrant un hélicoptère au-dessus du pont d’un pétrolier en mer et un soldat y débarquant.
D’après une des porte-parole de la Maison-Blanche, Anna Kelly, le navire navigue sous « un faux pavillon et fait partie de la flotte fantôme vénézuélienne pour du trafic de pétrole volé et finance le régime narcoterroriste de Maduro ». Le Centuries n’apparaît toutefois pas sur la liste des personnes morales ou physiques sous sanctions du Trésor américain.
Trump brandit la menace militaire
L’armée américaine avait déjà saisi le 10 décembre un premier pétrolier au large du Venezuela. Donald Trump a décrété un « blocus maritime total » du pétrole vénézuélien. Pour justifier cette mesure, le président affirme que le Venezuela se sert de l’or noir pour financer « le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements ».
Les États-Unis ont déployé un important dispositif militaire au large du pays et frappé des embarcations de trafiquants de drogue présumés. Au moins 104 personnes ont été tuées sans que Washington n’ait jamais fourni la moindre preuve que les bateaux bombardés étaient…
Auteur: La Croix (avec AFP)

