Le texte de la résolution présenté par les 10 membres non-permanents du Conseil de sécurité a reçu 14 votes pour et un vote contre (Etats-Unis). Les Etats-Unis étant membre permanent du Conseil avec droit de veto, le projet de résolution a donc été rejeté.
Le Représentant suppléant des États-Unis auprès des Nations Unies, Robert Wood, a expliqué la position de son pays. Il a déclaré que les Etats-Unis ont travaillé pendant des semaines pour éviter ce résultat.
« Nous avons clairement indiqué tout au long des négociations que nous ne pouvions pas soutenir un cessez-le-feu inconditionnel qui ne libérerait pas les otages », a-t-il dit. « Cette résolution a abandonné cette nécessité. Pour cette raison, les Etats-Unis ne pouvaient pas la soutenir ».
La résolution aurait envoyé un message dangereux au Hamas, lui faisant comprendre qu’il n’était pas nécessaire de revenir à la table des négociations, a-t-il ajouté.
Il est temps que cette guerre prenne fin et que les otages soient libérés. Dans l’immédiat, les États-Unis ont clairement fait savoir à Israël qu’il devait intensifier l’aide à Gaza, a déclaré M. Wood, ajoutant que la diplomatie américaine continuerait à veiller à l’amélioration des conditions sur le terrain.
Selon lui, malgré les propositions américaines tout au long du processus, certains membres du Conseil ont continué à semer la discorde.
Un cessez-le-feu aurait sauvé toutes les vies, selon la Palestine
Majed Bamya, Observateur permanent adjoint de l’État de Palestine, a réagi en déclarant qu’il n’y avait « aucun droit » à massacrer des civils, à les affamer, à les déplacer de force.
« C’est ce que fait Israël à Gaza. Ce sont ses objectifs de guerre. C’est ce que l’absence de cessez-le-feu lui permet de continuer à faire », a-t-il déclaré.
Il a noté que l’assaut israélien « à grande échelle » contre le peuple palestinien et la terre palestinienne concerne « tout,…
Auteur: Nations Unies FR

