Les eurobonds sont des titres de créance émis par un pays dans une monnaie différente de la sienne. Les eurobonds ont pris de l’importance en Afrique parce qu’ils ont permis aux gouvernements de diversifier leurs sources de financement par rapport aux prêts concessionnels traditionnels offerts par le Fonds monétaire international (FMI) et à l’aide étrangère, qui sont tous deux en déclin. En outre, les prêts multilatéraux sont devenus impopulaires parce qu’ils fixent des conditions strictes en matière d’austérité, qui visent à inciter les gouvernements à réduire leurs dépenses.
Une obligation fonctionne comme un prêt dans lequel un investisseur donne à une entité emprunteuse une somme d’argent pour une période de temps spécifique en échange de paiements d’intérêts périodiques. L’Afrique du Sud a émis la première obligation africaine en 1995. À ce jour, 21 pays africains ont émis des eurobonds pour une valeur totale estimée à 155 milliards de dollars sur les marchés obligataires internationaux. Ces instruments sont achetés par des investisseurs institutionnels européens et américains. Misheck Mutize, expert en dette souveraine africaine, explique pourquoi ce système ne profite pas aux africains.
Quels sont les derniers pays à avoir émis des eurobonds ? Pourquoi les émettent-ils ?
L’Afrique du Sud a émis deux obligations souveraines internationales le 14 novembre 2024, pour un montant de 3,5 milliards de dollars. L’une des obligations était évaluée à 2 milliards de dollars, avec un taux d’intérêt nominal de 7,1 %. L’autre était évaluée à 1,5 milliard de dollars américains, avec un taux d’intérêt nominal de 7,95 %.
Les taux d’intérêt des obligations reflètent la rémunération fixe que le pays émetteur versera aux détenteurs d’obligations chaque semestre. Ces taux sont élevés et sont déterminés par les syndicats d’émission d’obligations en fonction de la demande attendue.
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Auteur: Misheck Mutize, Post Doctoral Researcher, Graduate School of Business (GSB), University of Cape Town

