Vendredi 11 décembre, après des négociations interrompues et prolongées tard dans la nuit, au Conseil européen, les vingt-sept États membres de l’Union Européenne se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’« au moins 55 % » d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990, contre – 40 % précédemment, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050.
« À la veille du 5e anniversaire de l’accord de Paris, nous, Européens, nous engageons à réduire d’au moins 55 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, s’est félicité M. Macron sur Twitter. 10 ans, c’est demain. Alors mettons tout en œuvre pour réussir. Maintenant. Tous ensemble. Car il n’y a pas de plan B ! »
« Emmanuel Macron aura beau qualifier cet accord d’historique, le nouvel objectif déterminé pour l’Union européenne implique en réalité une réduction des émissions de gaz à effet de serre très éloignée des recommandations scientifiques, et trop peu d’efforts supplémentaires », a rétorqué Clément Sénéchal, chargé de campagne climat à Greenpeace France. Pour l’ONG, « une baisse d’au moins 65 % serait nécessaire pour respecter l’Accord de Paris, selon les dernières données scientifiques ». En octobre, le Parlement européen avait voté un objectif de 60 %.
Par ailleurs, la France et plusieurs pays d’Europe centrale et de l’est ont poussé pour inclure des références telles que « technologies de transition », favorable au gaz et potentiellement au nucléaire comme énergies de transition. « Alliée aux mauvais élèves européens, la France a affaibli la bonne tenue des négociations par son obstination à promouvoir le nucléaire », a regretté Clément Sénéchal.
Le Réseau action climat (RAC) a salué « une étape indispensable dans la lutte contre le dérèglement climatique », mais fustigé une ambition en « trompe-l’œil qui devra être corrigée dans la…
Auteur: Reporterre
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