« Je ferai très court ». Nathalie Saint-Cricq ne s’excuse pas, elle abrège. Il ne faudrait pas qu’on y passe trop de temps, quand bien même ses propos auraient ému des tas de gens sur les réseaux, et poussé LFI et le recteur de la Grande mosquée de Paris à saisir l’Arcom.
Cette nouvelle polémique, qui ne fait pas du bien à un service public déjà cerné par toute l’extrême droite, de ses médias à ses députés, commence le 3 décembre. Ce jour-là, l’éditorialiste politique phare de France Télévisions (1) reçoit Alexis Corbière dans l’émission « Tout est politique », diffusée sur Franceinfo. Au menu : la suspension d’un professeur de Lyon 2, accusé de messages antisémites sur les réseaux.
Elle est aussi et surtout depuis mars 2025 directrice des rédactions nationales de France Télévisions.
Sur le même sujet : L’antisémitisme, entre réalité et manipulation
Question de Nathalie Saint-Cricq, qui fait directement référence à LFI puisqu’Alexis Corbière a pris ses distances avec le mouvement depuis 2024 : « Il y a quand même un certain nombre d’accusations d’antisémitisme autour de votre ancienne famille – je parle pas de vous – est-ce que vous vous dites pas que vous avez eu raison de partir ? ».
Réponse du député : « L’antisémitisme est une chose sérieuse. Il existe dans le pays, ça existe. » Relance de Saint-Cricq : « Et la quête du vote musulman aussi. » Corbière : « Pourquoi vous faites ce lien ? Pourquoi quand je parle d’antisémitisme, vous faites un lien avec la quête du vote musulman ? Quel est le rapport ? Pensez-vous qu’il y a des…
Auteur: Robin Andraca

