Dans un nouveau rapport intitulé Beyond the Breaking Point (Au-delà du point de rupture), l’agence des Nations Unies pour l’égalité des sexes souligne que les organisations qui fournissent des services essentiels aux femmes et aux filles sont contraintes de réduire, voire de suspendre, leurs activités au moment même où les besoins humanitaires atteignent un niveau historique.
Près de 120 millions de femmes et de filles dans le monde ont aujourd’hui besoin d’une aide humanitaire et d’une protection. Pourtant, les organisations locales dirigées par des femmes, souvent les seules capables d’atteindre les populations vivant dans les zones les plus difficiles d’accès, font face à une crise de financement sans précédent.
Des organisations en première ligne menacées
Présentes dans certaines des crises les plus graves au monde, notamment en Afghanistan, en République démocratique du Congo et en Haïti, ces organisations continuent d’apporter un soutien aux survivantes de violences, aux familles déplacées et aux communautés vulnérables, bien après que l’attention internationale s’est détournée de ces conflits.
« Chaque dollar retiré aux organisations de femmes est un dollar retiré aux survivantes de violences sexuelles liées aux conflits, aux mères déplacées, aux filles déscolarisées et aux communautés qui luttent pour survivre », a déclaré Sofia Calltorp, cheffe de l’action humanitaire chez ONU Femmes.
L’agence prévient que ses partenaires sont contraints de réduire leurs programmes précisément au moment où ils sont le plus nécessaires.
Des femmes accèdent à une aide d’urgence en Afghanistan.
Des besoins en hausse, des moyens en chute
Le rapport, fondé sur les réponses de 855 organisations dirigées par des femmes dans 52 pays touchés par des crises et des conflits, dresse un constat alarmant.
Au…
Auteur: Nations Unies FR

