Les femmes vivent plus longtemps mais en moins bonne santé : un projet de recherche tente de comprendre ce paradoxe

Un projet de recherche tente d’expliquer le paradoxe mortalité-morbidité en mettant en perspective des populations présentant des organisations sociales différentes mais partageant un environnement écologique et économique similaire.


Il est mondialement reconnu que les hommes et les femmes présentent des disparités de santé. Les femmes vivent plus longtemps que les hommes de 4,85 ans en moyenne. En France, les données de l’Insee estiment que les femmes vivent 6 ans de plus que les hommes, contre 5,5 ans dans l’Union européenne. Inversement, des études suggèrent que les femmes ont globalement une moins bonne santé que les hommes sur toute la vie.

Sachant que la mortalité équivaut au nombre de décès rapporté à la population totale moyenne d’une année et que la morbidité correspond au nombre des malades dans un groupe donné et pendant un temps déterminé, le paradoxe mortalité-morbidité s’illustre par le degré plus élevé de perte fonctionnelle et de difficultés à effectuer des tâches observées chez les femmes âgées.

Alors que les hommes sont plus à risque pour les maladies cardiovasculaires, les femmes ont une incidence plus élevée de maladies inflammatoires ainsi que pour les dépressions. Ce raisonnement ne s’applique pas à l’individu – imaginairement isolé et maître de sa destinée – mais se déploie à l’échelle des populations humaines. Ces variations ont à voir avec l’organisation, le fonctionnement et le rapport au monde entretenus par différentes sociétés. Les pratiques sociales et des facteurs socioculturels joueraient ainsi un rôle sur l’état de la santé différentiel des hommes et des femmes.

Des organisations sociales différentes à comparer

D’où la volonté d’initier une recherche susceptible d’apporter de nouvelles précisions concernant ce paradoxe mortalité/morbidité en mettant en perspective des populations présentant des organisations sociales…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Frédéric Bourdier, Anthropologue, Institut de recherche pour le développement (IRD)

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