“Les Filles d’Olfa” raconte l’histoire d’une famille tunisienne déchirée par un groupe islamique extrémiste. Le film a remporté plusieurs grands prix dans la catégorie documentaire et a été nominé pour l’Oscar du meilleur long métrage documentaire. Sa réalisatrice Kaouther Ben Hania est ainsi la première femme arabe à recevoir deux nominations aux Oscars.
Ben Hania a ouvert la voie avec des films puissants et politiquement poignants mettant en scène des femmes et a fait l’objet de plusieurs études par l’experte américaine du du cinéma nord-africain. Florence Martin. Nous lui avons demandé de nous en dire plus.
Qui est Kaouther Ben Hania ?
Kaouther Ben Hania est considérée comme l’une des principales réalisatrices tunisiennes de l’après-révolution. Pourtant, elle est difficile à cerner en tant que réalisatrice.
Née à Sidi Bouzid, où un jeune vendeur s’est immolé par le feu et a déclenché le Printemps arabe (les révolutions tunisienne et égyptienne de 2011), elle a grandi en Tunisie.
Voulant devenir écrivain, elle part étudier la littérature en France, puis entre à l’école de cinéma Femis à Paris. Depuis plus de 20 ans, sa production cinématographique alterne entre documentaires et fictions.
Quels sont ses films les plus importants ?
Elle a réalisé plusieurs courts métrages documentaires et de fiction avant et après la révolution de 2011. Son premier long métrage documentaire, “Le Challat de Tunis” (2013), ressemble à ce que la cinéaste française Agnès Varda.
Des thèmes récurrents ponctuent les films de cette réalisatrice féministe transnationale : l’enfance, la violence à l’égard des femmes, la religion, les conséquences possibles d’une révolution, la migration, les différentes formes de patriarcat. Mais dans tous ses films, l’humour et l’ironie surgissent aux moments les plus inattendus.
Kevin…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Florence Martin, Dean John B. Van Meter Professor of French Transnational Studies, Goucher College

