Le festival de théâtre de rue Les Rias investit le pays de Quimperlé (Finistère) à partir de ce mercredi et jusqu’a samedi 30 août pour une 16e édition. Coécrit par le centre national des arts de la rue et de l’espace public (CNAREP), Le Fourneau, et Quimperlé communauté, il compte parmi les rendez-vous les plus innovants pour le public et les plus importants pour les compagnies. Une trentaine d’entre elles vont proposer près de soixante représentations, toutes gratuites, dans huit des seize communes du territoire.À l’heure où les subventions publiques baissent, la Région Bretagne conserve une politique culturelle ambitieuse avec un budget dédié de 28 millions d’euros voté en 2025. Elle aide financièrement Les Rias, tout comme le Conseil départemental du Finistère et Quimperlé communauté.
Vecteur de cohésion sociale
S’ajoutent les aides logistiques des communes et les coups de main de près de 300 bénévoles. Le festival tourne avec un budget d’environ 500 000 €. Il compte sur deux partenaires privés importants (Leclerc, Crédit Agricole), des dons et son propre financement. Rapporté à l’habitant et à l’année, le coût pour le territoire se situe entre 6 € et 7 €.
Le cabinet Gece a analysé les retombées des Rias, lors de l’édition 2019. Il en ressort un profil type du spectateur : une festivalière du territoire, âgée de 51 ans, qui dépense 28,80 € en cinq jours. Le festival avait alors accueilli 60 000 personnes en jauge cumulée, soit 9 000 personnes différentes dont 24 % de touristes et 35 % d’excursionnistes. Le public du festival avait injecté plus de 335 000 € dans le territoire.
Le succès des Rias n’est pas qu’une question de chiffres et d’argent. Élus, programmateur et artistes parlent « cohésion sociale », « culture pour tous et partout ». Pour Sébastien Miossec, président de Quimperlé communauté, « les Rias vont dans les communes les plus modestes où les…
Auteur: Claude Morizur

