Le Canada compte plus de lacs que tout autre pays au monde, et ceux-ci présentent une grande diversité de tailles, de profondeurs, de formes, de propriétés chimiques ainsi que de caractéristiques géologiques et hydrographiques (les eaux qui affluent dans les lacs et en sortent). Les sédiments s’accumulent dans les fonds qui, loin des rives et à des profondeurs non perturbées, jouent le rôle d’archives.
Lorsqu’une étendue d’eau connaît une prolifération d’algues, une absence de poissons ou de grandes quantités de mauvaises herbes, il est difficile de déterminer si cela fait partie de son cycle naturel ou si ce sont les résultats de l’activité humaine. Pour cela, il faut comprendre l’histoire du lac, notamment son état avant que les humains ne s’installent dans la région.
Cet article fait partie de notre série Nos lacs : leurs secrets, leurs défis. Cet été, La Conversation vous propose une baignade fascinante dans nos lacs. Armés de leurs loupes, microscopes ou lunettes de plongée, nos scientifiques se penchent sur leur biodiversité, les processus qui s’y produisent et les enjeux auxquels ils font face. Ne manquez pas nos articles sur ces plans d’eau d’une richesse inouïe !
En tant que chercheurs en paléolimnologie, science qui s’intéresse à l’histoire des sédiments d’eau douce, nous analysons les sédiments déposés au fond des lacs. Cette accumulation de matières organiques et inorganiques provenant de l’intérieur et de l’extérieur de l’écosystème nous aide à…
Auteur: Irene Gregory-Eaves, Professor, Biology, McGill University

