À l’approche de la prochaine conférence mondiale sur le climat, la COP30, qui aura lieu à Belém, au Brésil, la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (CEE-ONU) appelle les dirigeants mondiaux à redoubler d’efforts pour protéger les forêts, tout en saluant une hausse de 11 % du stockage de carbone forestier depuis 1990.
« Le message est clair : ce que nous avons accompli ces trente dernières années est désormais gravement menacé par l’urgence climatique. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre la plus puissante défense naturelle de la planète », a déclaré la secrétaire exécutive de la CEE-ONU, Tatiana Molcean.
Pierre angulaire de la sécurité carbone mondiale
Face à la multiplication des incendies, des sécheresses et des infestations d’insectes, Mme Molcean a averti que les forêts du monde risquent d’être endommagées ou surexploitées au point de ne jamais pouvoir se rétablir.
« La communauté internationale, en particulier les dirigeants réunis à Belém, doit reconnaître que la protection des forêts n’est plus seulement une question environnementale : c’est une pierre angulaire de la sécurité carbone mondiale », a-t-elle insisté.
Des forêts immenses mais fragiles
La région couverte par la CEE-ONU – Europe, Amérique du Nord, Caucase et Asie centrale – compte plus de 1,76 milliard d’hectares de forêts, soit plus de 40 % du total mondial. Trois grands biomes y coexistent : boréal, tempéré et subtropical.
Si leur superficie a augmenté de 60 millions d’hectares depuis 1990, notamment en Asie centrale et en Europe, la tendance mondiale reste alarmante : 10,9 millions d’hectares disparaissent encore chaque année ailleurs sur la planète.
Le feu et les ravageurs gagnent du terrain
En 2021, 12,6 millions d’hectares de forêts ont brûlé – « soit une superficie équivalente à la Grèce »,…
Auteur: Nations Unies FR

