Les foules au-delà du monde pathologique de Macron

Qu’un quelconque président d’une quelconque république fasse référence à Gustave Le Bon, dont Mussolini fut un lecteur attentif, pour justifier son idée de la politique, cela pourrait relever strictement de sa psychopathologie. Mais là n’est plus la question…

Qu’un quelconque président d’une quelconque république fasse référence à Gustave Le Bon, dont Mussolini fut un lecteur attentif (et que Freud admira tant), pour justifier son idée de la politique, cela pourrait relever strictement de sa psychopathologie. Certes, le personnage est peu ragoûtant, rarement un président fut à ce point haï et aura inspiré autant de mépris. Certes, les foules de gens qui s’insurgent ne voient plus en lui qu’un illuminé, entouré de laquais qui attendent patiemment leur moment de fortune. Certes, ses simagrées et ses jérémiades réveillent de plus en plus du dégout, envers sa personne.

Mais là n’est plus la question. C’est en tant qu’il représente la quintessence républicaine qu’il nous questionne. Et c’est que les institutions républicaines françaises, depuis leurs origines ont été des machineries permanentes de contre-insurrection. Oui, l’institution républicaine avec ses constitutions se fit contre le peuple communard. Oui, la police française est bel et bien républicaine, (c’était déjà l’adage sous Pétain). Oui, le gouvernent républicain peut ainsi exercer sa violence avec sa police en tant que celle-ci est le corps intermédiaire entre les foules et le pouvoir, ce pouvoir fondé dans une arkhè française si profondément ancrée dans la matrice monarchique agrémentée de tous les folklores courtisans.

Là où les choses se compliquent désormais, c’est lorsqu’on considère Macron non seulement comme une caricature psychopathologique du monarchisme républicain, mais comme un des plus dignes représentants du libéral-fascisme qui partout s’étend : celui de la promotion de l’atomisation qui fait masse, celui qui a comme fondement la négligence radicale comme principe de gouvernement. Celui de l’anéantissement de tout ce qui fait communauté. Celui de la destruction des lieux, et des interdépendances qui les font exister contre l’espace administré du désastre.

C’est ce libéral-fascisme qui voudrait nous conduire à un état de préoccupation universelle, assiégés, paranoïaques, promouvant un monde social où le gouvernement de soi ne doit être qu’une minuscule totalité fermée sur elle-même, craignant les rencontres et la différence comme autant…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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