Les français sont de plus en plus climatosceptiques, révèle le 25e baromètre des représentations sociales du changement climatique, publié par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) en octobre 2024. Selon cette étude basée sur un échantillon de 1 505 personnes, près de 30 % des Français considèrent que les désordres climatiques et leurs conséquences, à l’image des canicules, des tempêtes, des sécheresses, des inondations plus fréquentes et sévères, la fonte des glaciers, ou encore l’élévation du niveau des mers… sont des phénomènes naturels, comme il y en a toujours eu. Une augmentation de 7 points par rapport à 2023 et de 12 points depuis 2020.
Observons aussi que depuis le lancement du baromètre en 2000, environ un tiers des personnes interrogées restent sceptiques quant à l’implication de l’effet de serre dans le réchauffement climatique. « Cette stabilité interroge face au consensus scientifique croissant, notamment illustré par les rapports du Giec », soulève l’étude.
L’Ademe note aussi que la proportion de répondants affirmant avoir subi les effets du changement climatique diminue à mesure que le revenu du foyer augmente : de 58 % pour les foyers déclarant un revenu par unité de consommation (UC) inférieur à 1 000 €, à 42 % pour ceux dont le revenu dépasse 2 500 € par UC. Le climatoscepticisme est également bien plus présent chez les personnes de droite et d’extrême droite que chez celles se déclarant de gauche et d’extrême gauche.
Des Français de plus en plus exigeants vis-à-vis des pouvoirs publics
« Tout se passe comme s’il y avait une sorte de sidération vis à vis de l’ampleur des désordres climatiques et qu’on en oubliait la cause réelle. Mais il faut rappeler que la très large majorité est convaincue du changement climatique et des causes anthropiques »,…
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