A la suite des dix jours de frappes aériennes lancées par Israël dans le but de paralyser le programme nucléaire iranien, qui ont conduit à des échanges quotidiens meurtriers de tirs de missiles entre Téhéran et Tel-Aviv, le chef de l’ONU a déclaré que la diplomatie devait désormais prévaloir.
« Nous risquons désormais de sombrer dans une spirale de représailles », a-t-il déclaré, en réponse à l’intervention américaine menée dans la nuit de samedi à dimanche pour soutenir la campagne militaire israélienne, qui visait trois installations impliquées dans l’enrichissement d’uranium.
Il est essentiel de revenir à des négociations sérieuses
Nous risquons désormais de sombrer dans une spirale de représailles.
« Nous devons agir – immédiatement et de manière décisive – pour mettre fin aux combats et revenir à des négociations sérieuses et soutenues sur le programme nucléaire iranien », a affirmé M. Guterres.
Devant les Quinze, le chef de l’ONU a souligné que les citoyens de la région du Moyen-Orient au sens large ne pouvaient supporter un nouveau cycle de destruction. Exigeant un cessez-le-feu, il a également averti l’Iran qu’il devait « respecter pleinement » le Traité de non-prolifération sur le développement des armes nucléaires, pierre angulaire de la paix et de la sécurité dans le monde.
L’Iran a toujours nié les allégations d’Israël et d’autres pays selon lesquelles son ambition serait de devenir une puissance nucléaire, plutôt que de développer l’énergie atomique à des fins purement pacifiques.
Israël, les États-Unis et l’Iran sont confrontés à un choix difficile. « Une voie mène à une guerre plus large, a poursuivi le chef de l’ONU, à des souffrances humaines plus profondes et à de graves dommages pour l’ordre international. L’autre mène à la désescalade, à la diplomatie et au dialogue. »
Le Directeur général de l’Agence internationale de…
Auteur: Nations Unies FR

