Les frappes se multiplient sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient : « Les Iraniens ne s’arrêteront pas, ils sont dans une logique de punition » 

Les prix du gaz et du pétrole ont flambé depuis les frappes israéliennes puis iraniennes sur différentes infrastructures de la région. Ce jeudi matin, le prix du baril de pétrole atteignait les 118 dollars – contre 71 dollars avant le début de la guerre – et les prix du gaz européen progressaient de 35 %. Mercredi soir, Israël a mené des frappes sur le gisement gazier iranien de South Pars qui fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran. La République Islamique d’Iran a répliqué en frappant le complexe gazier de Ras Lafan au Qatar. Plusieurs raffineries au Koweït et en Arabie saoudite ont également été touchées faisant craindre un ciblage croissant des infrastructures énergétiques. 

« Les Iraniens ne s’arrêteront pas et sont dans une logique de punition » 

Alors que les sites énergétiques ont été relativement épargnés depuis le début de la guerre, notamment par les frappes américaines, une intensification des frappes pourrait faire basculer le conflit dans une nouvelle dimension. En effet, dans le Golfe, les monarchies haussent le ton. Le Qatar a déploré que les attaques « aient franchi toutes les lignes rouges ». Et l’Arabie saoudite se « réserve le droit » désormais de répliquer militairement. Alors que les risques qui pèsent sur le passage du détroit d’Ormuz, où transite un tiers du commerce mondial de pétrole et 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) ont déjà largement contribué à l’augmentation des…

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Auteur: Henri Clavier

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