Les Free Parties au carrefour des obsessions sécuritaires

Le 26 mai, le sénat adoptait le projet de loi RIPOST (Réponses Immédiates aux Phénomènes troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquillité) porté par le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, qui le présente comme un « choc d’autorité ». En ligne de mire, la répression des free parties, des rodéos urbains et la consommation de protoxyde d’azote. Comprendre les tenants et aboutissants de cette énième lubie sécuritaire.

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a repris ces jours-ci la proposition de loi de son infameux prédécesseur, Bruno Retailleau. Ce dernier, non content de raviver les tensions entre la France et l’Algérie, de tenter de passer des lois toujours plus xénophobes et racistes (voir la proposition visant à lutter contre l’entrisme islamiste), comptait également forcir contre les organisateurices de free parties non déclarées. C’est que, dans l’écosystème médiatico-politique du moment, il faut taper fort dans l’extrême pour espérer exister lorsque l’on est un petit personnage – sans grande considération, visiblement, pour la réalité des conditions de vie des personnes résidant en France. Que celles-ci soient plus attachées à la rénovation des services publics, pour faire face aux difficultés d’accès à l’école, la santé ou la justice, n’effleure guère les ministres. Peu importe qui l’occupe, le poste de ministre de l’Intérieur, qui a toujours à la bouche la sécurité et la dénonciation de l’immigration, est un véritable poste d’observation de la radicalisation en cours : à droite toute ! (L’analyse développée ici s’appuie sur mon expérience d’enquête universitaire sur la sécurité de différentes formes de spectacle depuis 2018).

Bref, pour revenir à nos moutons, Bruno Retailleau donc, proposait de durcir la répression des free parties, à l’image de la loi du gouvernement de Giorgia Meloni en Italie (au moins ce…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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