Les frontières coloniales sont source de conflits dans les océans africains : comment les résoudre

L’Afrique compte 38 pays côtiers et insulaires. Les industries maritimes, notamment l’énergie, le tourisme, le transport maritime, la navigation et la pêche, jouent un rôle crucial dans le développement de ces pays.

Les frontières maritimes de l’Afrique, ces lignes tracées sur une carte qui délimitent juridiquement les zones maritimes entre États côtiers voisins, sont essentielles pour exploiter ces ressources.

Certaines de ces frontières ont été tracées par les puissances coloniales et conservées après l’indépendance. Leur objectif était d’assurer la sécurité territoriale, de garantir l’exploitation exclusive des ressources et de préserver la liberté de navigation.

Mais les frontières maritimes africaines sont parfois source de conflits, entravent la coopération en matière de gestion des ressources et favorisent des infractions maritimes, comme la pêche illégale. Cela s’explique par le fait qu’elles sont souvent contestées. Plusieurs pays peuvent revendiquer les mêmes zones, surtout lorsqu’elles sont riches en gaz et en ressources halieutiques, ainsi qu’en ressources des grands fonds marins.

Dans notre récent article, nous avons constaté que le recours au droit international pour résoudre les différends maritimes ne garantit pas toujours la paix. Attrubuer une zone contestée à un seul pays risque souvent de nourrir des tensions, voire un climat de méfiance entre États et populations.

Aujourd’hui, l’Afrique compte le plus grand nombre de différends maritimes non résolus au monde et le plus faible nombre de différends frontaliers réglés.

Avec la découverte de nouvelles ressources marines, la situation pourrait empirer à cause du changement climatique. L’élévation du niveau de la mer peut progressivement submerger des zones maritimes, ce qui pourrait affecter les points de départ à partir desquels ces zones sont mesurées. Cela pourrait créer une incertitude ou déclencher de nouveaux conflits.

Dans…

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Auteur: Ifesinachi Okafor-Yarwood, Lecturer in Sustainable Futures, University of St Andrews

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