Les frontières des États-Unis vont rester ouvertes pour les immigrés hautement qualifiés en sciences et en technologies

L’administration Trump 2 a fait de la lutte contre l’immigration une priorité de politique interne. Au-delà des images chocs d’arrestations, la réalité est plus complexe, notamment pour les immigrés ayant des compétences scientifiques très pointues. La suprématie scientifique et technologique des États-Unis continue et continuera de dépendre de leur capacité à attirer les cerveaux du monde entier.


Le président Trump expulse en masse les immigrés sans papiers, tente de remettre en cause le droit du sol pour les enfants nés aux États-Unis de parents qui n’y résident pas officiellement. Il s’en prend aussi aux étudiants étrangers des universités les plus prestigieuses. C’est un moyen que le président utilise pour les forcer à accepter les ingérences de son administration dans la sphère universitaire et de la recherche scientifique. Cette administration tente ainsi d’obtenir le licenciement ou l’arrêt du recrutement de certains scientifiques de haut niveau états-uniens et surtout étrangers.

Largement médiatisées, ces attaques ne doivent pas faire oublier qu’une part importante des immigrés présents aujourd’hui aux États-Unis est hautement diplômée, selon l’enquête American Community Survey (disponible sur le USA IPUMS dont sont extraites la plupart des données du présent article. Le président Trump va-t-il aussi leur fermer les frontières des États-Unis ? Ou, au contraire, va-t-il se borner à effectuer une sélection, entre ceux et celles qui, jugés indispensables au bon fonctionnement de l’économie, bénéficieront de toutes les protections et de tous les avantages matériels, tandis que les autres seront de plus en plus rejetés ?




À lire aussi :
Pourquoi les politiques anti-immigration pourraient être abandonnées


Le grand tournant des années 1960

L’histoire du brain drain (l’attraction des cerveaux), notamment européens, vers les États-Unis est…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Dominique Redor, professeur émérite université Gustave Eiffel, chercheur affilié au Centre d’Etudes de l’emploi, CNAM, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)