« Le signalement de la mort d’au moins 45 enfants dans la bande de Gaza au cours des deux derniers jours est un autre rappel dévastateur que les enfants à Gaza sont les premiers à souffrir », a déploré Edouard Beigbeder, directeur de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, dans un communiqué de presse. « Ces 19 derniers mois ont été particulièrement mortels pour les enfants à Gaza ».
Les propos du directeur régional de l’Unicef font suite à des rapports indiquant que plus de 950 enfants ont été tués dans la bande de Gaza au cours des deux derniers mois. « Du nord au sud, les enfants sont tués et mutilés dans les hôpitaux, les écoles transformées en abris, les tentes de fortune ou les bras de leurs parents », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent alors que l’enclave palestinienne a connu une escalade significative des opérations militaires israéliennes ces derniers jours, marquée par des frappes à répétition dans des zones densément peuplées. Parallèlement, aucune aide humanitaire n’est entrée à Gaza depuis plus de deux mois, en raison du blocus humanitaire imposé par l’armée israélienne.
Le « Plan B » israélien : « une diversion cynique »
À Genève, Jens Laerke, le porte-parole du bureau des affaires humanitaires des Nations Unies, a dénoncé le soi-disant « Plan B » d’Israël pour la livraison de l’aide, qui, selon lui, a fait l’objet de plus de 40 réunions avec les agences de l’ONU.
Ce plan, a-t-il expliqué en conférence de presse, canaliserait l’aide à travers seulement quatre ou cinq points de distribution – contre 400 auparavant – et entraînerait de nouveaux déplacements tout en laissant de vastes zones de Gaza sans assistance. « Ce “Plan B” était une diversion cynique », a affirmé M. Laerke. « La seule solution logique pour améliorer la situation des habitants de Gaza était l’évidence – le “Plan A”, qui a été conçu et testé par ceux…
Auteur: Nations Unies FR

