« Les Graines du figuier sauvage », foyer de résistance



Les Graines du figuier sauvage / Mohammad Rasoulof / 2 h 46.

Mohammad Rasoulof rapporte que lorsque le mouvement « Femme, vie, liberté » s’est déclenché en Iran à l’automne 2022, à la suite de l’assassinat de la jeune Mahsa Amini, arrêtée pour « port du voile non conforme à la loi », il se trouvait en prison, comme son confrère Jafar Panahi. Une fois sorti, il fut ébahi par le courage des femmes qui retiraient leur voile dans les rues de Téhéran.

Mohammad Rasoulof a aussitôt ressenti le désir de s’en faire l’écho dans un film. Ce sera Les Graines du figuier sauvage, l’histoire d’une famille où explosent des conflits directement liés aux graves tensions que connaît la société iranienne. Tourné dans la clandestinité – puisque le cinéaste a interdiction de faire son métier – avec une implication sans borne de toute l’équipe, le film a finalement été sélectionné en compétition à Cannes, où il a reçu le Prix spécial du jury, tandis qu’en prenant tous les risques, Rasoulof, sous le coup d’une condamnation à huit ans de prison, parvenait à s’échapper d’Iran et se retrouvait miraculeusement à monter les marches du palais des festivals.


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Il est impossible de ne pas avoir en tête ces circonstances et les conditions dans lesquelles le film a été réalisé. Cependant, on les ignorerait que Les Graines du figuier sauvage resterait un grand film, ne portant par ailleurs aucune trace de précarité artistique. Au contraire, les nombreuses scènes tournées – par la force des choses – en…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Christophe Kantcheff

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