Le niveau des greffes d’organes continue de remonter en France mais n’a pas encore retrouvé celui de l’avant-Covid, affecté notamment par des refus grandissants de familles et par la crise persistante de l’hôpital, selon le bilan 2023 de l’Agence de la biomédecine.
En 2023, il y a eu 5.634 transplantations, le plus souvent de reins, davantage que l’année précédente (+2,5% sur un an, soit 139 greffes supplémentaires) et plus encore qu’en 2020 et 2021, années percutées par la crise du Covid.
« On est très satisfaits » de cette évolution, a résumé en conférence de presse Marine Jeantet, directrice générale de l’Agence de la biomédecine, soulignant qu’un don d’organes permet de « sauver entre trois et quatre personnes ».
Mais les résultats de 2023, détaillés par cette agence gérant les greffes d’organes, n’ont toujours pas rattrapé les 5.903 transplantations de 2019, avant le Covid.
Et ça ne suffit pas face aux besoins croissants: plus de 21.866 patients restent en attente de greffe, dont 11.422 immédiatement appelables.
« L’activité de greffe augmente en France deux fois moins vite que le nombre de nouveaux inscrits en attente », a souligné François Kerbaul, directeur du prélèvement.
Les greffes se heurtent encore à un taux de refus élevé, supérieur à un tiers (36,1%) des situations où une transplantation pourrait intervenir et en « hausse significative » sur un an (+9,4%). Tous les Français sont donneurs présumés, mais beaucoup n’ont pas donné leur position à leur famille, et un proche peut dire s’il pense que le décédé ne l’aurait pas souhaité.
Quant aux inscriptions sur le registre national des refus, elles « restent minimes -environ 0,7% de la population-« , mais « nous avons été surpris par une augmentation importante des moins de 35 ans, avant c’était majoritairement des plus de 60 ans », a noté Marine Jeantet.
Face aux « idées reçues », l’agence veut rassurer: « tous les organes prélevés servent à des…
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