« Les hausses de prix ne reflètent pas un enrichissement des industriels », assure au Sénat Mondelez, propriétaire des biscuits LU

Le nom de Mondelez ne parlera peut-être pas à tous les Français. Mais ses marques, oui. Les biscuits LU avec ses références iconiques comme Prince, Pépito ou Petit Écolier, les chocolats Milka, Côte d’Or, Toblerone, Belin ou encore Oreo, tous ces produits sont possédés par ce conglomérat américain spécialiste des snacks. Selon sa filiale française, ses produits sont présents chez neuf foyers sur dix dans le pays. Il s’agit également d’un fournisseur majeur de la distribution, puisque les produits de Mondelez (anciennement Kraft Foods) représentent 32 % de l’offre en rayon de biscuits, et 13 % de part de marché sur le chocolat industriel.

Sa venue devant la commission d’enquête du Sénat, sur les marges de la grande distribution et de ses fournisseurs, était donc très attendue pour comprendre les rouages à l’origine de la construction des prix, ou encore de la répartition des marges tout au long de la chaîne de valeur. Elle était la première multinationale à être auditionnée.

Érosion de la rentabilité de la filiale française de Mondelez ces dernières années

Face aux sénateurs, la direction de Mondelez France a insisté sur la « succession des chocs sans précédent » qui ont frappé l’industrie depuis la pandémie, entre tensions logistiques, flambée des coûts de l’énergie, ou encore hausse des matières premières agricoles et industrielles. La multinationale, connue pour ses biscuits à base de chocolat, a…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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