Des oursins kangourous, des buccins polaires dont la durée de gestation est de 25 mois… Pour survivre dans les eaux froides, les espèces qui évoluent dans les terres et les eaux australes ont su, au fil de millions d’années d’évolution, s’adapter. Une capacité qui est aujourd’hui mise à mal par la vitesse effrénée du changement climatique, dont la rapidité atteint des records dans cette partie du monde à mi-chemin entre l’Antarctique et l’Afrique.
La plus grande réserve naturelle française subit aujourd’hui des bouleversements à un rythme effréné, celui du changement climatique. Ce réservoir unique de biodiversité se concentre autour des îles Australes Françaises, un ensemble de trois archipels sans habitants, uniquement fréquenté par des scientifiques et les personnels des Terres australes et antarctiques françaises, administration d’outre-mer qui en assure la gestion.
Perdues aux confins des océans indien et antarctique, à mi-chemin entre l’Afrique du Sud, le continent antarctique et l’Australie, les îles Australes Françaises regroupent les archipels de Crozet, de Kerguelen, et de Saint-Paul et Amsterdam.
Thomas Saucède, Fourni par l’auteur
Des archipels qui subissent une double peine climatique
Ces archipels font partie des régions du monde où la vitesse du réchauffement climatique est l’une des plus marquées depuis le milieu du XXe siècle, avec des records de réchauffement de l’air de +1,5 °C aux îles Kerguelen. La région devrait de surcroit continuer à se réchauffer au cours du XXIe siècle.
Les îles australes françaises subissent en fait la « double peine » des bouleversements climatiques qui…
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Auteur: Thomas Saucède, Professeur en paléontologie et macroécologie, Université de Bourgogne

