Par cette déclaration, l’organe de 193 membres s’est engagé à mener une action concertée contre ce problème de santé publique méconnu mais grave.
Les parties concernées du monde entier se sont réunies jeudi au Ritz-Carlton de la ville au bord de la mer Rouge en prévision de la 4e Conférence ministérielle mondiale sur la résistance aux antimicrobiens pour une session axée sur les acteurs non étatiques – organisations non gouvernementales, secteur privé, universités et autres – pour travailler dans tous les secteurs afin de répondre à « l’une des menaces sanitaires et des défis de développement les plus urgents au monde ».
La conférence devrait réunir des représentants de 57 États, dont 48 ministres et vice-ministres, et plus de 450 participants d’organisations internationales et de la société civile de premier plan, notamment des bureaux et agences des Nations Unies.
L’objectif est de passer de la « déclaration à la mise en œuvre » grâce à des partenariats multisectoriels dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, qui a des effets désastreux sur la santé, les économies et les sociétés, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire.
Une pandémie silencieuse
Lorsque les bactéries, les virus, les champignons et les parasites cessent de réagir aux médicaments antimicrobiens, on parle de résistance aux antimicrobiens. La résistance aux médicaments augmente le risque de transmission de maladies, de maladies graves, d’invalidité et de décès en rendant les antibiotiques et autres médicaments antimicrobiens inefficaces et en rendant plus difficile, voire impossible, le traitement des infections.
Dans la déclaration politique adoptée par l’Assemblée générale, les dirigeants mondiaux ont convenu de réduire de 10 % d’ici 2030 les cinq millions de décès humains estimés associés à la RAM chaque année. Ils ont en outre appelé à un financement national durable et à un…
Auteur: Nations Unies FR

