En pleines élections aux Chambres d’Agriculture, la Fédération Nationale Agroalimentaire et Forestière (FNAF) de la CGT a lancé une campagne agressive pour les droits des « invisibles des temps modernes ». Le Poing a rencontré quelques une de ces acteurs-trices.
C’est dans les locaux montpelliérains de la CGT, dans la Maison des Syndicats d’Antigone, que nous rencontrons quatre syndicalistes de la Fédération Nationale Agroalimentaire et Forestière (FNAF) de la CGT, alors que la campagne pour les élections aux Chambres d’Agriculture bât son plein.
Olivier Lazzerini est jardinier paysagiste dans la région de Pézenas. Christophe Paysan est quant à lui ouvrier viticole à Faugères, tandis que son camarade Daniel Devic travaille en cave viticole à Magalas. Tous trois sont embauchés en CDI, et surtout sur la liste héraultaise de la FNAF-CGT. Ils sont accompagnés d’Anne Garreta, cadre syndicale de la fédération qui multiplie les rendez-vous de campagne.
Seul Le Poing a fait le déplacement pour la conférence de presse. « Quand on voit la machine de guerre médiatique que le grand patronat agricole a pour lui… », soupire Anne. La Fédération Nationale des Exploitant-es Agricoles (FNSEA), énorme appareil plein de contradictions, et premier syndicat d’agriculteurs-trices du pays, aux orientations libérales et traditionnellement proche du pouvoir, a en effet une influence majeure sur toute une presse agricole.
« J’en ai ramassé à la petite cuillère »
L’équipe de syndicalistes pointe du doigt des conditions de travail dégradées. « Tous les jours les conditions de travail des salarié.es du secteur s’aggravent », avance Anne.
« Les non-cadres n’ont pas ou presque pas de prime d’ancienneté », ajoute Daniel. « Il n’y a aucune reconnaissance des qualifications, les salarié.es décollent à peine du SMIC, et certain-es ouvriers-ères permanent-es restent au SMIC toute leur vie. » Selon le dossier…
Auteur: Le Poing

