La République de Weimar
On nous a répété tant de fois qu’elle fut le début de la catastrophe… Rien n’est aussi peu vrai !
Née de la révolution allemande de 1918, elle établit un régime de démocratie parlementaire en reversant la monarchie constitutionnelle. L’Assemblée constituante est élue en janvier 1919 au suffrage universel total (femmes et hommes) !
Suivent des années de prospérité relative accompagnées de progrès sociaux et d’épanouissement culturel. D’aucun nommeront cette période « les années dorées ».
L’Allemagne est alors une république parlementaire [1] , des gouvernements de grandes coalitions se succèdent (sociaux démocrates, centre, droites.)
Hindenburg, ancien militaire, tenant de la droite réactionnaire est élu président en 1925.
En 1930, suite aux crises et aux dissensions le chancelier social démocrate Hermann Müller, mis en minorité au Reichstag, est renvoyé. C’est Brüning (membre du Zentrum) qui va former une coalition minoritaire « sorte de cabinet technique », qui va surtout gouverner avec l’article d’exception 48.2 qui contourne le parlement. D’autant qu’après la dissolution et les élections du 14 septembre 1930 le gouvernement Brüning se retrouve très minoritaire :
le SPD, parti social démocrate, perd 5 points avec 25,5% des suffrages,
le KPD, parti communiste, gagne 2,5 points avec 13 % des suffrages,
le DZP, le Zentrum de Brüning, perd 0,3 points avec 14,8 % des suffrages,
le DNVP, parti de droite nationaliste, perd 7 points avec 7 % des suffrages,
le NSDAP, parti nazi, grand vainqueur du scrutin, gagne 15,5 points, rassemblant 18,3% des suffrages,
les petits partis susceptibles d’aider le Zentrum, s’effondrent.
Le cabinet Brüning, minoritaire, est désormais à la merci d’une motion de censure.
Ce qui n’empêche pas le non respect des élections : le Centre (Zentrum) et la Droite s’accrochent au pouvoir et le gardent.
Brüning, dont le souhait…
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