La nuit n’est pas encore tout à fait tombée place de la République, ce 20 novembre, quand les Jeunes de Belleville et leurs soutiens sortent les banderoles d’une camionnette blanche, jeudi 20 novembre. « La honte à ce pouvoir qui fait la guerre aux mineurs isolés. » C’est la Journée internationale des droits de l’enfant et ils ont appelé à une manifestation.
Parmi les jeunes, Mamadou, 17 ans. Le froid est mordant et son visage disparaît presque dans la capuche de sa doudoune et son cache-cou violet. Malgré l’acte de naissance qu’il avait avec lui quand il est arrivé en France, Mamadou a dû batailler pour être reconnu comme mineur. « Les évaluations des jeunes, c’est de plus en plus compliqué. Et les recours c’est de plus en plus long », souffle-t-il. Il en sait quelque chose. Lors des évaluations, dit-il, on pose des questions auxquelles « tu ne peux pas répondre ».
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« Ces procédures, souvent basées sur l’apparence physique ou des examens médicaux peu fiables et menées sans la présence d’un adulte de confiance, d’un tuteur ou d’un avocat ne sont pas suffisamment fiables et ne comportent pas de garanties suffisantes », estime le comité pour les droits de l’enfant de l’ONU dans un rapport d’octobre dernier. L’évaluation de Mamadou s’est soldée par un refus et il a dû passer six mois dans la rue avant que la juge le reconnaisse mineur.
On se sent de plus en plus rejetés par l’État et la mairie.
Alhassane
Désormais, il suit un CAP peinture et fait une alternance avec un « patron qui est bien ». Il a aussi un logement. D’autres jeunes dorment à la rue, notamment dans un campement près d’un pont. Et le…
Auteur: Pauline Migevant

