Il s’agit ici d’une traduction d’une conférence donnée en 2019 effectuée par le collectif saccage 2024 pour lutter contre les JO.
Cette traduction n’est pas officielle, elle a été réalisée par des membres de notre collectif avec l’accord de l’auteur. Nous trouvons cet article intéressant pour formuler une critique de l’olympisme. Nous rejoignons l’auteur sur plusieurs de ses constats anticapitalistes. Ce texte montre la “face cachée” du capitalisme de fête, qui instrumentalise notre engouement pour les athlètes olympiques au service d’une machine capitaliste, autoritaire et militarisée. Nous nous revendiquons inscrites et inscrits dans l’héritage des précédentes luttes anti-olympiques à travers le monde. Bonne lecture !
Introduction
De nos jours, les Jeux Olympiques (JO) sont un énorme évènement sportif, médiatique et marketing, un festival de l’athlétisme de haut niveau qui bénéficie de l’argent des entreprises et d’une popularité généralisée. Les Jeux de Londres 2012 ont été l’évènement le plus regardé de l’histoire de la télévision États-Unienne (Chozick, 2012). Les Jeux de Rio 2016 ont cumulé presque 200 millions de téléspectateurs et téléspectatrices, alors que seulement 100 millions disposaient d’un signal pour les regarder (Deggans, 2016).
Pourtant, les JO n’ont pas toujours été aussi gigantesques. Quand les Jeux ont été ravivés dans les années 1890, ils étaient totalement différents. La forme moderne des Jeux Olympiques est le fruit de l’aristocrate français, le baron Pierre de Coubertin, qui a travaillé durement à ressortir les Jeux de l’histoire Grecque et les raviver sous une forme nouvelle (Coubertin, 2000). Les JO ont d’abord été très timides, luttant pour trouver une audience. C’est avec l’arrivée de la télévision que les Jeux ont gagné une popularité mondiale qui fut renforcée par les rivalités de la Guerre Froide, le sport devenant un…
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