Un, deux, trois magistrats d’extrême droite : comment les juges bruns utilisent leurs fonctions pour servir leur agenda néofasciste
La légende des «juges rouges» a la dent dure, on a encore pu le constater lors du procès de Nicolas Sarkozy ou après la condamnation de Marine Le Pen. La classe bourgeoise s’est unie sur les plateaux télé pour dénoncer une prétendue justice «de gauche» avide du sang des bourgeois. Des éditorialistes ont même osé affirmer que les juges seraient serait trop «laxistes» envers les personnes racisées et les petits délinquants, mais d’une grande sévérité envers les riches et les puissants. Une inversion totale du réel.
Les juges sont tout à fait aux ordres de la bourgeoisie, elle-même en cours de fascisation à vitesse grand V. Et lorsqu’ils occupent des postes ayant trait aux droits des étrangers ou des personnes racisées, on se doute de l’enfer qu’ils peuvent leur faire vivre. Voici le portrait de trois authentiques juges bruns.
Tom Collen-Renaux, un candidat RN qui tranche les affaires de droit des étrangers au tribunal administratif de Melun
Le RN est un parti profondément raciste et xénophobe, tout le monde le sait. On ne sera donc pas surpris des choix de carrière de Tom Collen-Renaux, magistrat au tribunal administratif de Melun le jour, candidat RN aux municipales de 2026 à Amilly, dans le Loiret, la nuit. Nos confères et consœurs de StreetPress ont pu consulter ses décisions judiciaires depuis son arrivée en juillet 2024.
Tom Collen-Renaux a rejeté absolument toutes les demandes adressées depuis sa prise de fonction. Parmi elles, la demande de renouvellement de titre de séjour d’un Malien arrivé en France en 2012 et régularisé par son travail dès 2021. Le juge néofasciste a refusé d’annuler son Obligation de quitter le territoire français – OQTF. Utiliser sa fonction pour servir un agenda politique raciste, pourquoi s’en priver ?…
Auteur: B

