La réforme a échappé au backlash (retour de bâton) écologique de ces dernières années. La directive européenne dite « transition verte », qui entre en vigueur le 27 septembre, prévoit un sérieux tour de vis contre les allégations, logos, labels… environnementaux trompeurs. Toutefois, son application réelle en France est retardée d’au moins quelques mois, faute de transposition dans les temps. Pour autant, cette perspective fait déjà bouger les choses…
La nouvelle directive interdit une série de slogans et pratiques fréquemment utilisés par les entreprises pour se « verdir ». Ils tomberont sous le coup des sanctions pour pratiques commerciales trompeuses. Plus question notamment pour un produit de se prétendre « neutre en carbone ». Désormais, l’allégation sera interdite dès lors qu’elle s’appuie sur un mécanisme de compensation des émissions carbone. Dans les faits, ce mécanisme à l’efficacité douteuse était systématiquement invoqué pour soutenir cette soi-disant « neutralité ».
Certaines marques sont déjà rentrées dans le rang. Après avoir vanté ses Apple Watch (montres connectées) comme « carbon neutral » pendant plusieurs années, Apple a fait disparaître le slogan progressivement depuis fin 2025. L’eau minérale Wattwiller a fait de même, supprimant son logo « 100 % neutre en carbone » pour anticiper les nouvelles règles.
Fini, les labels internes aux entreprises
Outre les allégations trompeuses, le ménage devrait aussi être d’ampleur en ce qui concerne les labels. Seuls les labels publics (Bio, écolabel européen…) et les labels privés bénéficiant d’un contrôle par un certificateur indépendant (donc les plus solides) restent autorisés. « Les autres devront soit disparaître, soit renforcer leurs exigences pour respecter les nouvelles règles », explique Mathieu Jahnich, consultant indépendant en communication responsable.
Sont notamment…
Auteur: Benjamin Douriez
