Dans les régions où les hivers sont froids et que la température demeure sous zéro, on peut voir une couche de glace s’installer sur les lacs pendant plusieurs mois.
On pourrait croire qu’il ne se passe pas grand-chose sous la surface des lacs gelés en hiver.
Mais c’est loin d’être le cas.
Cet article fait partie de notre série Nos lacs : leurs secrets, leurs défis. Cet été, La Conversation vous propose une baignade fascinante dans nos lacs. Armés de leurs loupes, microscopes ou lunettes de plongée, nos scientifiques se penchent sur leur biodiversité, les processus qui s’y produisent et les enjeux auxquels ils font face. Ne manquez pas nos articles sur ces plans d’eau d’une richesse inouïe !
De nombreux animaux, micro-organismes et végétaux peuvent demeurer actifs sous la glace. C’est d’ailleurs ce qui permet aux amateurs de poissons de s’adonner à la pêche blanche.
La couverture de glace sur les lacs agit un peu comme une couche d’isolation, offrant ainsi une protection contre le froid. Toutefois, si la glace devient blanche ou qu’une bordée de neige s’installe, la lumière pénètre alors de moins en moins sous la glace.
Bien que la vie aquatique suive son cours en hiver, il y a tout de même plusieurs contraintes pour les organismes à vivre dans le froid et la quasi-obscurité. On dit alors que la chaîne alimentaire se réorganise et que l’écosystème fonctionne différemment sous la glace.
L’hiver glacé est une période unique dans le cycle annuel des lacs. Mais attention, elle n’est pas rare : la majorité des lacs du monde gèlent chaque année !
Chercheures et chercheur en écologie des eaux douces, nos travaux développent la recherche sur les lacs en hiver. Nous proposons d’apporter un éclairage…
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Auteur: Marie-Pier Hébert, PhD, Chercheure en sciences aquatiques, University of Vermont

