« Elles sont reconnaissables par une appétence procédurale et par une profusion d’expérimentations méthodologiques. Des modes de faire autrement sont manifestes à trois niveaux : fabrique citoyenne du programme, modes de sélection des candidat·es sophistiqués, engagement en faveur d’une action publique plus collaborative incluant des formes de démocratie directe en cas d’élection.
Ici le programme est construit avec les habitant·es, et mobilise des modes de faire campagne − ludiques, artistiques, numériques− dans l’espace public. Les candidatures sont issues du tirage au sort, de la co-désignation, d’élections sans têtes de listes et de listes sans candidat·es. Les décisions sont prises au consentement, au jugement majoritaire, à main levée, en ligne. Il en ressort de nouveaux profils de candidat·es et d’élu·es avec une forte tendance au rajeunissement, notamment féminin.
L’engagement en faveur d’une action publique plus collaborative, horizontale et éthique, et le recours à des outils de démocratie directe est un élément phare qui guide ce troisième type de LCP. Référendum d’initiative citoyenne, reconnaissance du droit d’interpellation, contrôle citoyen de l’action publique, révocabilité des élu·es, non-cumul des mandats, transparence, ces engagements sont inscrits dans des chartes éthiques et déontologiques co-signées par les candidat·es. ».
Poitiers accueillait les 7èmes rencontres nationales des listes citoyennes et participatives. Des hommes et des femmes sont venus de nombreuses villes françaises pour se former et échanger sur une forme de démocratie plus directe avec les élections…
Auteur: Claude Morizur

