Né à Fribourg, Jean Tinguely va vivre toute son enfance et son adolescence à Bâle. Après une scolarité chaotique, il a fait un apprentissage de décorateur de vitrines. Dans le courant des années 40, il fait la connaissance d’Eva Aeppli, alors étudiante aux Arts décoratifs, qui deviendra sa première épouse. Une rencontre déterminante pour ce jeune homme créatif et révolté, mal compris de sa famille et de son milieu. Jean Tinguely trouvera dans l’art un lieu d’expression de sa singularité.
En 1952, Jean Tinguely et Eva Aeppli s’installent à Paris. Stimulé par ses échanges avec d’autres artistes, il ose, expérimente, cherche sa voie.
![Dessin préparatoire de Jean Tinguely, 1962 [RTS] Dessin préparatoire de Jean Tinguely, 1962 [RTS]](https://oneplanete.com/wp-content/uploads/2025/05/1748389885_275_Les-machines-poetiques-et-politiques-de-Jean-Tinguely-….image.jpeg)
Les grands courants qui ont influencé Jean Tinguely
Le « ready made », qui consiste à détourner des objets du quotidien pour les intégrer, de façon souvent provocatrice, à une œuvre d’art, a notamment été développé par un artiste comme Marcel Duchamp. Un autre courant qui va influencer Jean Tinguely est l’art cinétique, qui met le mouvement, et son interaction avec le spectateur, au centre du dispositif artistique. Jean Tinguely admire les mobiles d’Alexander Calder, composés de morceaux de métal colorés, reliés par des éléments de fil de fer, et qui bougent au contact de l’air ambiant.
Le Fribourgeois innove en intégrant dans ses sculptures des systèmes mécaniques ou motorisés complexes qui les animent et les font vivre. Son matériel de prédilection, c’est la ferraille. Il récupère des bouts de métaux, des engrenages, de vieux moteurs, des roues de bicyclettes, pour constituer des machines fabuleuses, poétiques, grotesques, inquiétantes ou comiques.
En 1973, Jean Tinguely évoque ces matériaux avec lesquels il travaille et explique pourquoi il a abandonné les formes d’art plus académiques.
En 1960, aux côtés d’Yves…
Auteur: Claude Morizur

