Avec le réchauffement climatique, de plus en plus d’habitations sont concernées. Lorsqu’elles sont bâties sur des sols argileux, qui gonflent et se rétractent en fonction de l’eau qu’ils contiennent, des fissures peuvent apparaître sur les murs, posant un vrai problème de sécurité pour les habitants. Quelles ressources vont être nécessaires pour atténuer cet effet du changement de climat ?
De plus en plus répandu, le phénomène des maisons fissurées s’explique par un mécanisme survenant lors des périodes de sécheresse : le retrait-gonflement des argiles (RGA). Lorsque les sols argileux se déshydratent, ils se contractent, ce qui provoque parfois des dégâts importants aux bâtiments.
Les deux facteurs clés de l’apparition de ces fissures sont donc la présence d’un sol argileux et la récurrence des épisodes de sécheresse. Si la nature des sols relève de caractéristiques géologiques immuables, les sécheresses, quant à elles, sont de plus en plus fréquentes en raison des dérèglements climatiques provoqués par les activités humaines.
Ces épisodes de sécheresse peuvent être considérés comme des externalités négatives : des effets collatéraux des activités économiques, non pris en compte par les acteurs responsables.
Quel est l’impact de ce phénomène ? Et quelles leçons tirer du phénomène des maisons fissurées pour mieux gérer collectivement les futures conséquences du dérèglement climatique ?
Les maisons fissurées : un phénomène inégalitaire et en croissance
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) estime que 48,5 % du territoire est en exposition moyenne ou forte au RGA. Le phénomène des maisons fissurées est donc d’une importance nationale.
BRGM
Il est aussi en forte croissance. La figure suivante…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Antoine Prevet, Directeur exécutif Chaire etilab, Chercheur en économie, Mines Paris – PSL

