Les marchés financiers ne servent pas l’intérêt général

On les présente comme des arbitres incontournables, parfois comme une menace permanente planant au-dessus des États. Les marchés financiers seraient le juge suprême de nos politiques publiques, conditionnant notre capacité à investir, à emprunter, à assurer des retraites décentes. Mais derrière ce mythe, il y a une réalité beaucoup plus triviale : les marchés financiers ne financent rien d’utile à la collectivité.

Les marchés organisent la destruction de richesses et fragilisent les institutions sociales.

Les bourses et autres institutions financières ne sont pas là pour alimenter l’investissement productif. Elles échangent des titres déjà émis, spéculent sur des actifs, gonflent artificiellement la valeur des actions par le biais de rachats massifs. Leurs gigantesques transactions quotidiennes n’apportent pas un centime d’investissement nouveau. Elles alimentent surtout la concentration du capital et la logique de fusions-acquisitions qui structure depuis quarante ans le capitalisme financier.


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Comme le souligne l’économiste Jean-Marie Harribey (nous ne pouvons que trop vous recommander la lecture de son blog et de ses chroniques pour Politis), « pour la production et la satisfaction des besoins collectifs, les marchés financiers ne servent strictement à rien ». Au contraire, ils organisent la destruction de richesses et fragilisent les institutions sociales, comme on le voit avec les fonds de pension qui minent l’esprit solidaire des retraites par répartition.

En France, le discours officiel répète à l’envi que la dette nous rend dépendants des marchés : si nous ne sommes pas « sérieux », alors les investisseurs se détourneront…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Pablo Pillaud-Vivien

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