La liste des signataires se trouve en bas de texte.
Le 26 septembre, nous marcherons pour le climat, pour le vivant, pour la paix et pour la justice sociale. Nous marcherons parce que les crises qui bouleversent nos vies se nourrissent les unes des autres. Les « crises environnementales », qu’il s’agisse du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité ou d’autres pollutions chimiques, ne peuvent être traitées indépendamment des systèmes de domination coloniale et impérialiste. Toutes les populations ne sont pas logées à la même enseigne face à ces problématiques environnementales.
Nous appelons les associations, les collectifs, les syndicats et toutes celles et ceux qui refusent ces injustices à rejoindre cette marche. Nous les appelons aussi à reconnaître pleinement la place d’un cortège anticolonial et antiraciste, secteur dont les mobilisations et revendications sont trop souvent invisibilisées ou « tokenisées » [instrumentalisées pour donner un vernis de diversité] par les organisations écologistes. Nous ne le répéterons jamais assez : la convergence des luttes, ça n’est pas à sens unique !
Pas de justice climatique sans lutte anticoloniale et antiraciste
Les populations qui subissent le plus durement les conséquences du changement climatique sont celles qui ont le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre et à la destruction du vivant.
Dans le Sud global, les mêmes logiques coloniales se poursuivent, comme l’accaparement des terres et des ressources au service d’une prétendue « transition énergétique ». Celle-ci profite uniquement aux populations occidentales et aggrave l’extractivisme, notamment au Congo pour les minerais, comme en parle bien Génération Lumière. Les militantes écologistes sont aussi les premières victimes de la répression, que ce soit au Brésil ou au Mexique.
Dans les quartiers populaires, les personnes racisées…
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