C’est officiel. Une semaine après la garde à vue de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan, racontée en direct pendant toute une journée par l’intégralité des médias français, et de manière totalement illégale, l’affaire se dégonfle comme un ballon de baudruche.
La justice annonce pudiquement que la procédure pour détention présumée de stupéfiants est «classée sans suite». Les fameuses analyses menées par la police ont conclu… qu’il n’y avait aucune drogue dans le sac de l’eurodéputée. «Aucun élément ne permet de caractériser une infraction liée à des stupéfiants». Pendant 24 heures, quasiment minute par minute, BFM, LCI, France Info et les autres ont commenté une prétendue consommation de 3MMC, une drogue de synthèse, par Rima Hassan. En quelques heures, la chaîne BFM a affiché pas moins de 12 bandeaux répétant que l’élue détenait de la drogue, tout en invitant sur le plateau différents élus d’extrême droite pour salir l’élue. Aura-t-elle droit à des excuses publiques et des réparations ?
Fraises tagada et poudre de perlimpinpin
En 2021, la police affirmait avoir réalisé une saisie d’une grande quantité de «drogue de synthèse», qui s’était finalement avérée être du sucre de fraise Tagada. Avons-nous la police la moins compétente de la planète ? C’est possible. Mais quand de tels faits se répètent, cela fait système. L’opération diffamatoire organisée contre Rima Hassan ne relève pas de la simple stupidité. Cette opération serait qualifiée de Kompromat en Russie. Une pratique visant à fabriquer des éléments compromettants et infamants pour détruire des opposant·es et leur réputation depuis la période soviétique. Une pratique toujours en vigueur sous Poutine, et dans la France de Macron donc.
Il est désormais avéré que le porte-parole du Ministère de la justice en personne a organisé les fuites vers la presse, quitte à inventer…
Auteur: B

