En janvier dernier, en plein mouvement de colère du monde agricole, Marc Fesneau, le ministre de l’Agriculture, a réaffirmé son soutien au « système vertueux » des réserves d’eau depuis la Vendée, territoire précurseur de ces bassines et mégabassines. Le ministre de l’Agriculture a précisé qu’un fonds de 20 millions d’euros sera destiné à améliorer le stockage et l’irrigation.
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Pourtant, les scientifiques répètent que ces retenues sont loin d’être la seule réponse au manque d’eau et que l’urgence est de ralentir le cycle de l’eau. Et les collectifs citoyens se multiplient en France pour s’y opposer, et rappeler que seule une gestion collective et transparente de l’eau préservera cette ressource sur le long terme. Anne-Morven Pastier et Johanne Rabier, membres de Bassines non merci (BNM) 86 expliquent les raisons de leur opposition et les multiples stratégies des institutions pour imposer ces bassines.
Qui constitue le collectif Bassines Non Merci ?
Anne-Morven Pastier et Johanne Rabier : C’est un collectif de collectifs, car le mouvement antibassines, porté par des associations environnementales ou des citoyen·nes, existe depuis plusieurs années localement. Par exemple, Bassines non merci 86 a été créé en 2018. Petit à petit, d’autres collectifs sont nés soit parce que des projets de bassines arrivaient dans leur région, soit en soutien au mouvement. Les mobilisations ont débuté par de petites manifestations locales, et de la pédagogie, des réunions d’informations envers le public car il y a toujours eu beaucoup de désinformation, de mensonges à ce sujet. Puis les manifestations ont pris de l’ampleur notamment parce que toutes les…
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Auteur: Vanina Delmas

