Carcassonne (Aude), reportage
C’est une tentative d’intimidation manquée. À l’appel du collectif d’étudiants et de lycéens Nous Carcassonne, plus de 300 personnes ont défilé mercredi 29 avril dans le centre de Carcassonne jusqu’aux remparts de la cité médiévale pour manifester contre l’extrême droite.
La veille, le nouveau maire issu du Rassemblement national, Christophe Barthès, avait affirmé que « les associations qui participeront n’auront plus de subventions de la mairie. Et ce sera avec un effet immédiat ». Le 31 mars, l’édile de la cité audoise s’était également introduit dans un groupe privé sur le réseau social Instagram pour menacer des lycéens qui prévoyaient de manifester. Il avait alors affirmé avoir « récupéré tous les pseudos de chaque membre du groupe ».
Des menaces vaines, au regard de la présence massive dans les rues de Carcassonne, ce mercredi, de lycéens, d’étudiants, ainsi que d’organisations syndicales, associatives et politiques.
« On n’a jamais vu une telle mobilisation de la jeunesse à Carcassonne », affirme Catherine Viale, membre de la section carcassonnaise de la Ligue des droits de l’Homme. L’association, qui a déposé une requête devant la justice pour annuler l’arrêté « anti-mendicité » signé par Christophe Barthès peu après son élection, s’est également attiré les foudres du nouveau maire. « Il nous a retiré notre subvention annuelle [de 300 euros] ainsi que notre local à Carcassonne. C’est évidemment choquant, mais on continue le combat et, grâce à ce coup de publicité, on a doublé le nombre de nos adhérents en quinze jours », poursuit-elle.
« L’extrême droite est un danger pour les travailleurs et pour la jeunesse »
Dans la foule, les lycéens et les étudiants s’échangent les pancartes confectionnées un peu plus tôt dans les locaux de l’union syndicale de la CGT. Le syndicat leur apporte un…
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