L’un des principaux chantiers de la Commission européenne et des autorités françaises est aujourd’hui celui de la déréglementation tous azimuts : agriculture, industrie… Au motif qu’il faut simplifier les règles, supposées être un frein à la croissance et nuire à la compétitivité des entreprises. L’un des domaines où ce processus de déréglementation est le plus important, tout en étant le moins visible, est celui de la finance.
Le discours officiel, soutenu par une large partie de l’échiquier politique, du centre à l’extrême droite, est qu’il faut « libérer » les acteurs financiers afin qu’ils satisfassent sans contraintes les besoins de financements massifs requis par les nouvelles technologies, la défense et la transition écologique.
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De leur côté, les acteurs financiers – banques et fonds d’investissement – ont fait preuve depuis longtemps d’une grande capacité d’innovation pour contourner les règles qui encadrent leur activité. Citons ainsi une innovation majeure des banques, la « titrisation », qui a été au cœur de la crise financière de 2007, qui consiste à transformer en « titres » les créances bancaires (crédits) pour les vendre sur les marchés financiers. Ce qui permet aux banques de se « débarrasser » de leurs risques, assujettis à des règles coûteuses, en les transférant à des fonds d’investissement, tels les fonds spéculatifs (hedge funds), qui échappent à la réglementation et à la supervision des autorités.
Ces dernières années, des entreprises telles que Pixmania, Camaïeu, André, Minelli, Naf Naf ou Pataugas ont disparu, rachetées et découpées par ces fonds prédateurs.
Cette finance non réglementée,…
Auteur: Dominique Plihon

