Au moins un activiste environnemental tué tous les deux jours à travers le monde. Au total depuis 2012, c’est près de 2 000 personnes assassinées à travers le monde pour avoir protégé l’environnement. Voilà le constat glaçant posé par l’ONG Global Witness dans son nouveau rapport annuel.
Si toutes les régions du monde sont touchées, l’Amérique latine se démarque particulièrement en recensant près de 90 % des décès enregistrés. Au cours des onze dernières années, l’ONG Global Witness a documenté et dénoncé des vagues de menaces, de violences et de massacres d’indigènes et de défenseurs de l’environnement à travers le monde, « et 2022 marque le début de notre deuxième décennie de documentation de ces crimes odieux », expliquent les auteurs du rapport.
Devant ces chiffres accablants, l’organisation exhorte les gouvernements à renforcer de toute urgence la protection des défenseurs de l’environnement et à reconnaître leur rôle crucial dans la lutte face à l’urgence climatique.
De trop nombreuses victimes
Si le monde a radicalement changé depuis le début de ce recensement, « l’acharnement reste le même », déplorent-ils. L’année dernière, au moins 177 défenseurs ont perdu la vie pour protéger notre planète, portant le nombre total de meurtres à 1 910 depuis 2012. Malgré les engagements internationaux, rien ne semble ralentir véritablement le rythme de ces attaques. « Au moins 1 390 de ces meurtres ont eu lieu entre l’adoption de l’Accord de Paris le 12 décembre 2015 et le 31 décembre 2022 ».

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Auteur: Victoria Berni

