Difficile de trouver un coin du monde sans microplastiques, ces particules qui mesurent moins de cinq millimètres. Elles contaminent l’eau potable, s’accumulent dans les aliments que l’on mange et ont été détectées dans le corps humain, notamment dans le sang, les organes, le placenta, le sperme et le lait maternel.
En avril dernier, des délégués de partout sur la planète se sont réunis à Ottawa pour le quatrième comité intergouvernemental de négociation chargé d’élaborer un traité international contraignant sur la pollution plastique. Cette rencontre a constitué une occasion unique de définir des stratégies pour lutter contre les impacts des plastiques, incluant les microplastiques, sur la santé humaine et l’environnement.
Mais savons-nous vraiment ce qu’il faudrait faire pour limiter l’accroissement des microplastiques dans l’environnement ?
Cet article fait partie de notre série Nos lacs : leurs secrets, leurs défis. Cet été, La Conversation vous propose une baignade fascinante dans nos lacs. Armés de leurs loupes, microscopes ou lunettes de plongée, nos scientifiques se penchent sur leur biodiversité, les processus qui s’y produisent et les enjeux auxquels ils font face. Ne manquez pas nos articles sur ces plans d’eau d’une richesse inouïe !
La pollution plastique le long des côtes constitue un défi majeur pour les Grands Lacs : 86 % des déchets ramassés sur leurs plages sont partiellement ou totalement composés de plastique. Cette situation est inquiétante, car ces étendues d’eau approvisionnent 40 millions de personnes en eau potable et représentent un PIB combiné de 6 000 milliards de dollars. Or, de récentes études montrent que l’on atteint des niveaux de milliers de particules de…
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Auteur: Lewis Alcott, Lecturer in Geochemistry, University of Bristol

