Les connaissances scientifiques à propos des effets catastrophiques du réchauffement climatique sur l’habitabilité de la Terre ne font pas l’objet de fortes controverses au sein de la communauté scientifique. En revanche, à la question de savoir que faire pour y remédier, les controverses sont naturellement beaucoup plus importantes puisqu’il s’agit d’un sujet hautement politique.
C’est à cette question que s’attellent plus spécifiquement les chercheurs en sciences sociales et en particulier les économistes. Or les économistes libéraux jouent un rôle d’occultation, voire de mystification. Ils croient que leur discipline dévoile les lois universelles de la rationalité humaine. Ils pensent que l’économie est une science modélisable mathématiquement. Or leurs modèles minimisent systématiquement les effets économiques du réchauffement climatique.
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Par exemple, les modèles servant à prédire ces effets qu’utilisent les banques centrales pour anticiper les risques financiers estiment des baisses du PIB variant de 7 à 14 % pour un réchauffement à plus de 3,5 °C. Des pertes économiques dérisoires et surmontables en comparaison des prédictions catastrophiques du réchauffement climatique au-delà de 2 °C. Rappelons qu’à partir de ce seuil les effets sont difficilement mesurables, car nous sommes dans l’inconnu. Or la science ne peut s’appuyer que sur le passé pour connaître et prédire.
La science ne peut s’appuyer que sur le passé pour connaître et prédire.
Un autre exemple de cette théorisation fallacieuse est le modèle d’évaluation intégrée promu par William Nordhaus, économiste…
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Auteur: Mireille Bruyère

