Chaque minute, ces multinationales empochent plus de 630 000 euros de bénéfices nets, et doublent ainsi leurs profits par rapport à l’année précédente. D’un côté, certains s’enrichissent tout en détruisant la planète. De l’autre, des millions de foyers subissent l’explosion des factures et les ravages du chaos climatique.
Big Oil : une machine à détruire le climat
Des géants comme Saudi Aramco, TotalEnergies, ExxonMobil ou BP forent les sols et extraient sans relâche du pétrole, du gaz et du charbon. En brûlant ces hydrocarbures, ils libèrent des milliards de tonnes de dioxyde de carbone et de méthane.
L’urgence climatique devrait imposer une décroissance de la production, mais c’est tout l’inverse : le profit avant tout. La transition des énergies fossiles aux renouvelables est bien loin des préoccupations de ces magnats de l’énergie, tant les budgets alloués aux énergies vertes sont dérisoires.
Les six plus grandes entreprises prévoient d’accélérer, en augmentant leur production d’hydrocarbures de 14 % d’ici 2030, injectant chaque jour 2,5 millions de barils supplémentaires dans un système au bord de l’asphyxie.
Superprofits sur fond de chaos géopolitique
Les tensions géopolitiques ont fait exploser les prix du baril au-delà de 113 euros, transformant chaque baril en mine d’or. Au premier rang de ces profiteurs de crise, le géant saoudien Saudi Aramco a vu son bénéfice trimestriel bondir de 34 % pour dépasser les 29 milliards d’euros. Aux États-Unis, Chevron (10,9 milliards d’euros) et ExxonMobil (13 milliards d’euros) ont provoqué la colère de Donald Trump, qui les a accusés de « gagner trop d’argent » grâce à sa guerre contre l’Iran, menaçant de les taxer.
En Europe, Shell a engrangé 8,8 milliards d’euros (son deuxième meilleur trimestre historique) et Equinor 2,8 milliards. En France, TotalEnergies affiche une hausse de 102 % de ses bénéfices au deuxième…
Auteur: Léonore Suied
