Le renouvellement des Sénateurs
En France, la chambre haute du Parlement n’est pas choisie directement par les citoyens, mais par les grands électeurs. Ils sont près de 162 000, votent à bulletin secret et n’ont pas le droit de s’abstenir, sous peine d’une amende de 100 euros.
Ces grands électeurs sont composés de députés, sénateurs sortants, conseillers régionaux et départementaux. Mais l’écrasante majorité de ce corps électoral est formée, à près de 95 %, d’élus municipaux ou de délégués désignés par les conseils municipaux. C’est pourquoi les observateurs politiques ont l’habitude de dire que « les municipales font les sénatoriales ».
« Dans les communes de moins de 9 000 habitants, seuls quelques membres des conseils municipaux votent. Dans les villes moyennes, tous les conseillers municipaux deviennent grands électeurs. Dans les grandes agglomérations de plus de 30 000 habitants, des délégués supplémentaires sont désignés par tranche de 800 habitants. Ces délégués sont des personnes de confiance, choisies généralement pour leur proximité politique avec les conseillers municipaux qui les désignent », explique Public Sénat.
Depuis 2011, les 348 sénateurs sont élus pour un mandat de 6 ans, renouvelés par moitié tous les 3 ans, en alternance entre deux séries : la série 1 (170 sièges) et la série 2 (178). La date exacte des élections est fixée par décret, habituellement le troisième dimanche de septembre.
Parmi les sénateurs polémiques, cette année, Bruno Retailleau le président de LR, se représentera en Vendée. Il a été élu pour la première fois sénateur en 2004. Une longévité permise par le système particulier du Sénat, conçu pour être « la chambre des territoires », là où l’Assemblée nationale est censée représenter les intérêts des citoyens.
Un Sénat éloigné de la population
Avec le bulletin secret et la désignation arbitraire de…
Auteur: Laurie Debove

