Qui peut arrêter le bras criminel du gouvernement israélien ? On connaît la réponse, pour l’heure toute théorique : les États-Unis le pourraient et, à un degré bien moindre, l’Union européenne et, enfin, l’opinion israélienne, si celle-ci venait à se retourner franchement contre Netanyahou et son clan de voyous. De Washington et de l’Europe, il faut attendre peu de choses. Les grandes puissances sont complices depuis tant d’années de tout ce qui a précédé ce 7 octobre maudit. À part le plan Rogers en 1970, aussitôt initié et aussitôt détruit par le Sénat américain, et la conférence de Madrid imposée à Yitzhak Shamir par George Bush père en 1991, les États-Unis n’ont jamais levé le petit doigt pour empêcher la colonisation.
Seules pourraient les faire bouger les opinions publiques et une aggravation de la fracture avec le monde arabe et musulman. La gigantesque manifestation d’Istanbul est à cet égard un terrible avertissement. L’une des fautes morales majeures des Occidentaux est d’avoir institué Israël en représentant officiel du judaïsme. C’était audible quand Israël avait le visage de Ben Gourion, mais quand c’est Netanyahou et Ben Gvir, un corrompu et un fasciste, le désastre moral est absolu. Il faut dire que la France de Sarkozy, Hollande et Macron a été en pointe dans la production de cet amalgame qui met en danger les communautés juives partout dans le monde. Les pogroms, ces jours-ci dans la république caucasienne du Daghestan, rappellent les violences anti-juives de la fin du XIXe siècle en Pologne et en Russie.
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Mais alors, pourquoi cet engagement occidental corps et âme avec Israël ? Comment expliquer cette obstination dans le soutien à une…
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Auteur: Denis Sieffert

