A travers une analyse détaillée de la littérature scientifique, des scientifiques du Pakistan, de Chine, de Hong Kong et des Émirats arabes ont mis en évidence une relation étroite entre la pollution par les microplastiques et le changement climatique et appellent à mettre en place des mesures coordonnées pour faire face à ces deux défis.
Les microplastiques sont des particules de plastique de moins de 5 mm. « En raison de leur nature persistante, ces minuscules particules de plastique restent dans l’environnement pendant des centaines d’années, contaminant les sources d’eau, polluant les écosystèmes et présentant des risques pour la santé humaine et la faune », indiquent les chercheurs.
La quantité de plastique présente à la surface des océans est estimée entre 7 000 et 35 000 tonnes.
Le phytoplancton, essentiel à la régulation de la température sur Terre
En absorbant 25 à 30 % du CO2 produit par les activités humaines, les océans représentent un puits de carbone majeur. Mais les microplastiques perturbent le processus de pompage du carbone en réduisant la photosynthèse du phytoplancton.
« Environ 80 % de l’oxygène produit à l’échelle mondiale et plus de la moitié de la fixation du carbone qui a lieu dans le monde grâce à la photosynthèse sont attribués à ces minuscules organismes. À cet égard, le phytoplancton est essentiel à la régulation de la température de la Terre », soulignent les auteurs de l’étude.
Du fait de leur densité généralement inférieure à celle de l’eau de mer, les microplastiques flottent à la surface de l’eau. Une forte concentration de microplastiques peut ainsi réduire la pénétration du rayonnement solaire dans l’océan et limiter la photosynthèse, qui permet au phytoplancton d’incorporer le CO2 de l’atmosphère.
« Après leur mort, le carbone collecté par ces organismes est transporté vers le fond de l’océan où il est stocké. Cette pompe…
Auteur: Charlene Catalifaud

