L’ESSENTIEL
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Incendies de l’été 2026, Covid-19… le personnel ambulancier joue un rôle clé dans le soin et les situations d’urgence.
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Mais ce secteur ne fait jamais la une des médias et pâtit d’un manque de reconnaissance.
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Le flou de son statut fait courir des risques sur le terrain à cette profession de plus en plus féminisée.
Cet été, la « guerre » contre le feu menée par les sapeurs-pompiers a été suivie par des millions de personnes tandis qu’à l’ombre des projecteurs, des milliers d’ambulanciers et ambulancières se mobilisaient pour évacuer des milliers de personnes âgées de leur Ehpad.
De la même façon, durant l’année 2020, en dépit du rôle clé qu’ils ont assuré durant la « guerre sanitaire » menée contre le Covid-19, leur travail fut passé sous silence, comme le résume Patrick Youx, gérant d’une entreprise d’ambulances à Nantes, dans son témoignage :
« On nous a dit, à tout le personnel soignant : “On vous oubliera pas, vous étiez essentiels »… Moi aussi, j’ai eu l’ordre national du Mérite, ça me fait une belle jambe. »
Des travailleuses et travailleurs du « care » invisibilisés par les médias
Alors que les métiers du « care » ont été mis sous les projecteurs, puis au cœur des débats sur la reconnaissance des métiers dits « essentiels », le secteur ambulancier est resté le grand oublié du débat public. Cette invisibilisation médiatique, qui s’accompagne d’une littérature scientifique limitée sur le secteur, contribue à la méconnaissance de ces « travailleurs et travailleuses de l’ombre ».
Bien plus encore, dans l’imaginaire social, l’ambulancier français reste davantage associé à la figure du « chauffeur » ou encore du « taxi » qu’à celle du soignant. Peu (re)connus de la population et même des autres professions soignantes, ils assurent pourtant un rôle important dans la « prise en soin » des malades,…
Auteur: Nathalie Lugand, Docteure en psychologie sociale, Université Lumière Lyon 2
